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 A propos du SAF

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Mucharine

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MessageSujet: A propos du SAF   Jeu 26 Avr 2007 - 17:01

Les femmes et la consommation d’alcool en Suisse

Pour en savoir plus : http://www.prevention.ch/alcooletgrossesse.pdf


Dans notre société, la consommation d’alcool et plus encore l’ivresse ont été longtemps considérées comme des comportements typiquement masculins, ce qui n’est plus forcément le cas aujourd’hui. Le rôle social qui leur était traditionnellement assigné exigeait de la part des femmes une plus grande retenue dans ce domaine. Ainsi, les femmes ivres, voire alcooliques, étaient exposées à une discrimination plus importante encore que les hommes qui buvaient de manière problématique.

Nombreuses restent aujourd’hui les femmes – surtout lorsqu’elles sont mariées et ont des enfants – qui se conforment aux normes traditionnelles régissant la consommation d’alcool; statistiquement, elles sont ainsi plus souvent abstinentes et globalement, elles sont moins nombreuses à adopter une consommation à risque.

Néanmoins, l’accès facilité aux boissons alcooliques et l’augmentation de la tolérance vis-à-vis des femmes qui consomment de l’alcool, de même que la propension à boire en cachette pour faire face au surmenage (double journée) ou à des problèmes conjugaux ou familiaux peuvent conduire des femmes à une consommation à risque et à des problèmes liés à l’alcool.

Par ailleurs, les changements observés ces dernières décennies dans les rôles sociaux traditionnels conduisent de plus en plus les jeunes femmes à adopter des styles de vie et de consommation proches de ceux des hommes. Il ressort en effet des enquêtes menées en Suisse que la consommation d’alcool chez les femmes est globalement en baisse depuis le milieu des années 70, mais que, depuis le milieu des années 90, le nombre de consommatrices dites à risque (plus de 20 gr d’alcool pur par jour et / ou ivresses) ne diminue pas dans la même proportion. Environ 140 000 (4.4 %) femmes ont une consommation d’alcool chronique et / ou à risque (Enquête suisse sur la santé, 2002).

En outre, les états d’ivresse chez les femmes en âge de procréer ont augmenté ces dernières années. Les risques de dommages pour les enfants à naître ne sont donc pas négligeables. Il est cependant à relever que les femmes buvant de façon problématique ne s’engagent de loin pas toutes vers une grossesse et que la plupart d’entre elles renonceraient à leur consommation ou la réduiraient en cas de maternité. Aussi convient-il de rester prudent lorsqu’on tente d’estimer la taille effective du groupe à risque.

Un diagnostique fiable de SAF n'est possible que lorsqu’une consommation d’alcool problématique est avérée chez la mère et que les trois critères suivants au moins sont remplis:
– Retard de croissance pré- et postnatal
– Caractéristiques physiques visibles, notamment de la tête et du visage
– Dysfonctionnements du système nerveux central accompagnés des troubles correspondants.

Les symptômes physiques suivants peuvent faire partie du SAF:
– Taille et poids au-dessous de la moyenne
– Petit pourtour crânien (microcéphalie)
– Plis aux coins des yeux
– Petite ouverture des yeux
– Pont nasal profond
– Nez court et aplati
– Fine lèvre supérieure
– Absence de couloir entre la lèvre supérieure et le nez (philtrum).


A propos des troubles neurologiques et neuropsychologiques spécifiques, plusieurs études récentes montrent que les symptômes suivants font également partie du tableau clinique du SAF et des EFA :
– Troubles du sommeil et réflexe de succion réduit chez le nouveau-né
– Retard dans le développement mental
– Intelligence déficiente (QI)
– Troubles de l’attention et de la mémoire
– Motricité fine perturbée
– Hyperactivité et impulsivité
– Troubles de l’élocution et de l’ouïe.

Certains auteurs tendent de plus en plus à considérer que les problèmes psychosociaux (problèmes scolaires, comportements déviants, etc.) rencontrés par les enfants exposés à l’alcool in utero sont en rapport avec le SAF ou les EFA.


Les différents facteurs de risque et leur probabilité de se réaliser

Toutes les formes d’exposition de l’enfant à l’alcool in utero n’entraînent pas des atteintes graves à sa santé. On estime cependant que, pour les femmes alcoolodépendantes qui consomment beaucoup durant leur grossesse, le risque de mettre au monde un enfant présentant
des symptômes de SAF est de 30 à 40%.


Plusieurs études indiquent que de nombreux facteurs interviennent dans l’apparition des atteintes pré- et postnatales spécifiques, dont les plus cités sont les suivants :

– Quantité d’alcool consommée pendant la grossesse
– Manière de boire (consommation chronique ou occasionnelle)
– Intensité de l’exposition
– Moment de l’exposition au cours de la grossesse
– Interaction avec d’autres substances (consommation de tabac, de drogues et de médicaments)
– Facteurs liés à l’alimentation
– Prédisposition génétique
– Conditions de vie matérielles, pauvreté
– Classe sociale, formation et statut familial de la mère.


Le diagnostic d’un syndrome d’alcoolisation foetale (SAF)

Il est difficile de faire état de données fiables concernant la fréquence du SAF. Les données épidémiologiques concernant les effets foetaux alcooliques (EFA) et le «Fetal Alcohol Spectrum Disorder» (FASD) sont encore plus incertaines. Quant aux enquêtes réalisées directement auprès de femmes enceintes à propos de leur consommation d’alcool, elles sont rares et posent des problèmes méthodologiques.

Dans la littérature spécialisée, la fréquence du SAF est estimée de 0.5 à 2 cas pour 1000 nouveau-nés dans les sociétés industrielles occidentales. Les estimations relatives aux effets foetaux alcooliques sont 3 à 4 fois plus élevées. Quant au FASD, on estime qu’il touche de l’ordre de 10 nouveau-nés sur 1000. Cela signifie que sur les 72 500 enfants qui ont vu le jour en
2004 en Suisse,
- environ 725 sont nés avec un FASD,
- de 36 à 145 présentaient un syndrome d’alcoolisation foetale
- près de300 un effet foetal alcoolique.

Dans le cadre de la seule enquête portant sur la consommation de substances réalisée en Suisse directement auprès de jeunes parents (Université de Berne, 2004), 450 mères ont notamment été interrogées sur leur consommation d’alcool pendant leur grossesse.
Parmi elles, 7.4 % présentaient un risque accru de consommation importante. Sur la base du chiffre d’environ 70 000 naissances par année et en se fondant sur un indice de risque défini, cette enquête pionnière, en
dépit de tous ses problèmes méthodologiques, permet de postuler qu’en Suisse environ 5000 femmes exposent chaque année leur enfant au risque d’être atteint d’un «Fetal Alcohol Spectrum Disorder» (FASD).

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